Partout au pays, des professionnels dévoués – des ingénieurs aux spécialistes de l’environnement – travaillent ensemble pour vous livrer l’énergie dont vous avez besoin tout en protégeant l’environnement. Dans cette section, nous ferons le bilan de notre performance annuelle et nous vous présenterons nos initiatives actuelles dans le domaine de la protection de l’environnement.

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En 2016, les membres de CEPA ont investi 1,2 milliard de dollars dans l’entretien et la surveillance de leurs réseaux de pipelines canadiens.

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En 2016, au Canada, nos membres ont mené des inspections internes sur 39059 kilomètres de pipelines à l’aide d’outils hautement sophistiqués appelés « racleurs intelligents ». Ces dispositifs examinent un pipeline de l’intérieur afin de détecter des altérations telles qu’une dégradation du métal, des bosselures et des fissures, lesquelles peuvent exiger un examen plus poussé. Plus de 30 pour cent des 119 000 kilomètres de pipelines de nos membres ont été inspectés au Canada à l’aide d’au moins un outil d’inspection interne en 2016.

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En 2016, nos membres ont investi 22,8 millions de dollars dans des technologies novatrices visant à réduire la corrosion des conduites et à améliorer l’inspection des pipelines, la détection des fuites et la prévention des dommages. Durant la période de trois ans entre 2014 et 2016, nos membres ont investi un total de plus de 60 millions de dollars dans ce genre de technologie.

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En 2016, les sociétés membres de CEPA ont mené 2696 fouilles d’intégrité afin d’examiner les pipelines et de détecter et réparer des défauts, pour un total de 25577 fouilles depuis 2007.

Le nombre de fouilles d’intégrité menées en une année n’est pas déterminé à l’avance. Chaque société décide où et quand les mener en fonction des résultats des inspections internes et selon le programme d’exploitation et de gestion. Une fouille d’intégrité consiste à excaver un tronçon de pipeline afin de permettre aux exploitants d’examiner la canalisation de près et de déterminer s’il faut procéder à un remplacement ou une réparation.

La protection du caribou des bois : une grande priorité pour les exploitants pipeliniers

Dans les forêts boréales, le caribou est l’une des espèces les plus sensibles et vulnérables aux changements d’utilisation des terres. Les loups sont leurs principaux prédateurs et les perturbations linéaires telles que les routes, les pipelines et les lignes sismiques ont permis à ceux-ci de parvenir jusqu’à eux.

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Au fil du temps, cette situation a mené à d’importants déclins de la population de caribous. Plusieurs biologistes croient que certaines hardes de caribous sont si petites que la simple mort d’un de ses membres peut entraîner des conséquences dévastatrices sur le reste de la population, particulièrement si ce caribou est une femelle ou un petit.

C’est pour cela que l’Office national de l’énergie (ONE) s’est fixé le but de protéger le caribou des forêts canadien contre la destruction de ses habitats, la fragmentation du paysage et les effets cumulatifs croissants des perturbations humaines sur l’écosystème boréal.

En mai 2016, lors du 16e North American Caribou Workshop (atelier nord-américain sur le caribou) qui s’est tenu à Thunder Bay, en Ontario, l’ONE a clarifié les conditions auxquelles les exploitant pipeliniers doivent se conformer pour éviter, réduire au minimum, réparer et compenser les effets des projets d’exploitation sur l’habitat du caribou.

Il leur incombe ainsi d’appuyer l’objectif « aucune perte nette d’habitat du caribou », qui impose aux exploitants de mettre en place des plans de compensation dans tout secteur qu’il est impossible de rétablir complètement.

C’est pourquoi les membres de CEPA travaillent en étroite collaboration avec des biologistes de la faune qui possèdent une connaissance approfondie de l’écologie des caribous et des techniques de rétablissement de l’habitat. Ils élaborent ensemble des plans pour atténuer, réparer, compenser et surveiller les effets de la construction et de l’exploitation de pipelines sur les caribous.

L’écologie des hardes de caribous peut s’avérer complexe et imprévisible. Par exemple, certaines femelles en gestation retournent à leur aire de mise bas favorite d’année en année, en dépit des changements qui ont pu se produire dans le secteur. Ce comportement habituel peut mettre les caribous en danger, surtout si des prédateurs occupent maintenant ces secteurs perturbés.

Voici certaines mesures d’atténuation mises en place par l’industrie pipelinière :

  • Restrictions imposées au calendrier de construction afin d’éviter les périodes particulièrement risquées telles que la mise bas et la migration
  • Mesures de contrôle pour dissuader les humains et les prédateurs de se déplacer le long de l’emprise
  • Mesures visant à limiter le champ de vision le long de l’emprise telles que plantation d’arbres ou installation de clôture ou de bermes
  • Éparpillement de débris ligneux le long de l’emprise pour ralentir les déplacements des loups
  • Plantation de végétation indigène qui rétablit l’écosystème et n’attire pas le chevreuil ou l’orignal, ce qui peut causer une réaction en chaîne en attirant les loups

Les exploitants pipeliniers surveillent et rendent compte de l’efficacité de leurs plans, notamment en précisant les mesures de gestion adaptative auxquelles ils recourront s’ils n’atteignent pas les objectifs visés.

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Protection des franchissements de cours d’eau contre les géorisques

Les pipelines doivent faire face à la menace potentielle des géorisques, qui résultent de forces environnementales telles qu’inondations, glissements de terrain, tassement ou subsidence, érosion et activités sismiques.

En 2015, le groupe de CEPA pour la gestion des géorisques a entamé une initiative pluriannuelle visant à tester des technologies de pointe pour protéger les pipelines qui traversent des cours d’eau. L’un des dispositifs à l’essai est un système de surveillance acoustique capable de détecter si la surface d’un pipeline souterrain a été exposée.

La troisième phase de cette initiative a commencé en 2016. Spectra Energy (acquise par Enbridge Pipelines) a testé avec succès un outil acoustique permettant de surveiller l’exposition d’un pipeline au franchissement de la rivière Coquihalla, en Colombie-Britannique. En 2017, Kinder Morgan Canada étudiera l’utilisation d’un appareil de surveillance de la température appelé « dispositif de surveillance de l’affouillement en rivière » aux franchissements de Crooked Creek. Les résultats de ces essais permettront de déterminer les nouvelles technologies qui seront adoptées pour protéger les franchissements de cours d’eau ainsi que les façons de procéder.

En élaborant de nouvelles méthodes de détection pour aider à protéger les franchissements de cours d’eau, les membres de CEPA sécurisent toujours davantage le transport de l’énergie dont les Canadiens et Canadiennes ont besoin.

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Initiative de membre : Enbridge entrevoit un avenir énergétique durable combinant infrastructure nouvelle et actuelle

Enbridge se penche depuis le début des années 2000 sur la façon d’utiliser des actifs existants pour transporter de l’énergie durable. Ce travail a continué de progresser en 2016, appuyé par des mesures législatives sur les changements climatiques qui créent un environnement favorable à l’énergie renouvelable.

En qualité de chef de file dans le domaine de l’énergie renouvelable, Enbridge gagne du terrain dans le cadre d’initiatives telles que la conversion d’électricité en gaz et le gaz naturel renouvelable; elle vise leur mise en œuvre en 2017.

Conversion d’électricité en gaz
Enbridge s’emploie à renforcer ses compétences en matière de conversion d’électricité en gaz afin d’aider à intégrer l’infrastructure de gaz naturel et d’électricité, ce qui permettra de stocker de l’électricité à faible intensité carbonique. Elle construit actuellement la première installation de ce genre d’envergure commerciale en Amérique du Nord, qui sera mise en service d’ici la fin de l’année.

La conversion d’électricité en gaz convertit l’excédent d’électricité de source renouvelable en hydrogène, qui peut être stocké. Lorsque la demande d’énergie augmente sur le marché, cette énergie peut être livrée aux consommateurs sous forme d’électricité renouvelable ou mélangée à du gaz naturel et injectée dans le réseau de distribution actuel et dans les pipelines de transport.

Gaz naturel renouvelable
Le gaz naturel renouvelable est extrait de déchets organiques et de la biomasse afin d’aider à réduire les émissions et les déchets envoyés dans les décharges. Durant leur décomposition, les déchets organiques émettent un mélange de gaz, notamment du méthane. En captant et en épurant ce gaz, on le transforme en gaz naturel renouvelable qui peut être transporté par les pipelines actuels afin d’alimenter les camions et les foyers.

Enbridge s’entretient déjà avec certaines municipalités de la possibilité de fournir du gaz naturel renouvelable pour les camions à ordures une fois la réglementation en place. Le gaz naturel pourrait alimenter des poids lourds à une fraction du coût du diesel – jusqu’à 40 pour cent de moins –, tout en produisant 15 pour cent moins d’émissions. Le gaz naturel pourrait alimenter ces véhicules de façon à atteindre zéro émission dans les parcs de camions lourds à moyen et à long terme.

Sur le plan de la réglementation, la Commission de l’énergie de l’Ontario a annoncé récemment la création d’un groupe de travail technique ayant pour mandat d’évaluer les plans d’approvisionnement en gaz d’Enbridge. L’évaluation portera également sur les stratégies de la société en matière d’ajout du gaz naturel renouvelable aux sources de combustible potentielles pouvant réduire les émissions de GES. Des consultations sont en cours en 2017.

Un éventail de projets d’énergie renouvelable
Enbridge compte un certain nombre d’autres projets d’énergie renouvelable un peu partout au Canada, notamment parcs éoliens, installations d’énergie solaire, usines de récupération de chaleur résiduelle, projet géothermique et centrale hydroélectrique.
Ensemble, ces projets d’Enbridge représentent plus de 3 800 mégawatts (nets) de capacité d’énergie verte, ce qui suffit à alimenter environ 1 668 800 foyers en se fondant sur les chiffres de production brute. Ces projets sont à l’étape de l’exploitation, de la planification ou de la construction.

Enbridge adopte un point de vue équilibré en matière d’énergie renouvelable, car elle sait qu’abandonner l’infrastructure actuelle en faveur de projets d’énergie renouvelable constitue une solution coûteuse. Son équipe de direction entrevoit un avenir où le travail de la société permettrait aux consommateurs de choisir des carburants en fonction du coût et de la demande.

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Initiative de membre : Enbridge remporte un prix mondial pour l’innovation dans la prévention du mouvement de pente

Dans le cadre de son projet de compensation de pente dans le sud du Manitoba, Enbridge, membre de CEPA, a employé des technologies émergentes afin d’atténuer la menace que présente le mouvement de pente pour son pipeline principal.

Elle a ainsi obtenu un pipeline plus sécuritaire – en plus d’un Global Pipeline Award.

Enbridge a remporté en septembre 2016 ce prix prestigieux qui récompense les innovations et progrès technologiques les plus remarquables dans le domaine du transport par pipeline. Décerné par l’American Society of Mechanical Engineers, le prix rend également hommage à l’initiative d’Enbridge, qui consiste à perfectionner les technologies employées durant le projet et à communiquer ouvertement les résultats de ses travaux.

Le projet de compensation de pente dans le sud du Manitoba ciblait une région où le principal réseau pipelinier d’Enbridge traverse une pente d’environ 24 mètres de hauteur et 85 mètres de longueur. Les instruments de mesure utilisés en 2011 avaient permis de détecter un problème de mouvement de pente sur l’emprise, qui accueille cinq conduites de transport de pétrole brut.

Enbridge a procédé à l’évaluation de l’emplacement en examinant les résultats de la surveillance de diverses sources, notamment des inspections géotechniques et des photographies aériennes, puis créé un système de modélisation informatisé qui tient compte de l’interaction entre le sol et les conduites afin d’évaluer la contrainte potentielle exercée par les mouvements de pente.

Elle a en outre mis en œuvre un projet d’atténuation à grande échelle comprenant des mesures visant à réduire au minimum la contrainte future sur les conduites. Vous pouvez lire toute l’histoire ici.

C’est la troisième fois qu’un membre de CEPA remporte le prestigieux Global Pipeline Award depuis 11 ans.

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Initiative de membre : Une nouvelle technologie de détection des fuites dans les installations

Qu’est-ce que les hôpitaux, les aéroports, les anneaux de patinage de vitesse et les pipelines de transport ont en commun? Ils peuvent tous utiliser des applications d’analyse vidéo en temps réel de pointe pour les alerter des défaillances potentielles d’un système.

TransCanada, membre de CEPA, a testé les capacités de ce type de technologie en utilisant le procédé d’analyse vidéo breveté d’IntelliView Technologies à une station de pompage. L’essai d’un an avait pour but de déterminer si cette technologie serait un outil efficace du programme global de détection des fuites de la société. Les essais se sont déroulés dans le réseau pipelinier Keystone et ont pris fin en octobre 2016.

Les capteurs thermiques/visuels d’IntelliView et le logiciel d’analyse des fuites visent à mesurer la température, le volume, la vitesse, la forme et la couleur du débit. Ils servent à cerner et analyser rapidement les écarts dans le pipeline de surface et à signaler aux postes de surveillance toute anomalie pouvant indiquer une fuite. Le logiciel envoie des données, des photographies détaillées et des vidéos de l’emplacement de la fuite, le tout en environ 30 secondes.

Quatre tests ont été menés à différentes époques de l’année et dans diverses conditions pour les installations de surface. Les résultats ont montré que les systèmes de détection des fuites de l’entreprise bénéficient de la sensibilité et de la vitesse de cette technologie. Le programme d’essai a permis à TransCanada de remarquer des améliorations, notamment une diminution du taux de fausses alertes.

La diminution du taux de fausses alertes est particulièrement digne de mention car la société doit enquêter sur chaque alerte. Les fausses alertes peuvent donc avoir une incidence de taille sur la main-d’œuvre et le rendement de l’entreprise.

L’équipe de détection des fuites de TransCanada a terminé son évaluation et la société croit que la technologie pourrait compléter son système déjà solide de détection des fuites dans ses installations de surface.

Fondée sur des technologies qui ont fait leurs preuves et les normes de l’industrie concernant les pipelines de liquides longue distance de grand diamètre, la stratégie de détection des fuites de TransCanada intègre des méthodes qui se chevauchent. La salle de commande du pétrole de la société fonctionne sans interruption à l’aide de systèmes de détection des fuites informatisés et d’un système de surveillance et d’acquisition de données (SCADA) haut de gamme pour surveiller les fuites en temps réel. Outre les systèmes en temps réel, TransCanada a recours à des méthodes en temps non réel pour inspecter, surveiller et protéger ses pipelines. Les multiples couches de protection conçues pour détecter les fuites sont les suivantes :

  • Patrouilles aériennes
  • Patrouilles terrestres et inspections d’emplacements
  • Inspections internes
  • Surveillance continue en temps réel par des contrôleurs de détection des fuites et de pipelines compétents et qualifiés à l’aide d’un système de surveillance et d’acquisition de données (SCADA)
  • Programme de sensibilisation du public offrant une formation régulière aux premiers intervenants et à d’autres parties intéressées, comme les propriétaires fonciers, dans les régions où TransCanada exerce ses activités afin de reconnaître et signaler toute anomalie
  • Opérateurs hautement qualifiés qui démontrent constamment qu’ils sont en mesure de remarquer de très petits changements potentiellement liés à une fuite et de fermer le pipeline en quelques minutes

Dans le cadre de son programme très complet de recherche et développement, TransCanada évalue et teste couramment de nouvelles technologies qui pourraient perfectionner son réseau actuel. Les essais de la technologie d’analyse vidéo en temps réel étaient financés en partie par un prix décerné à IntelliView par Alberta Innovates.

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Initiative de membre : TransCanada découvre une nouvelle application environnementale des compresseurs mobiles

L’innovation n’est pas toujours synonyme de création. Elle consiste parfois à trouver différentes façons de tirer profit de la technologie existante. La station de compression pour le soutirage – inventée par TransCanada dans les années 1970 – constitue un exemple parfait.

Ces compresseurs mobiles avaient à l’origine pour but d’éviter le coût du rejet du gaz dans l’atmosphère durant l’entretien des pipelines.

TransCanada les utilise aujourd’hui pour gérer les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les compresseurs pour le soutirage sont transportés par camion partout au Canada, là où on doit fermer des gazoducs à des fins d’entretien planifié. Le gaz, constitué principalement de méthane, est détourné du pipeline vers les stations de compression mobiles pour être comprimé. Ces stations sont en mesure de soutirer jusqu’à 80 pour cent du gaz naturel se trouvant dans le pipeline.

TransCanada estime qu’en 2016, elle a évité de rejeter l’équivalent de plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone à l’échelle de ses activités pipelinières au Canada grâce à ces stations. Elle a de surcroît enregistré des économies de coûts record de plus de huit millions de dollars.

Le parc compte actuellement huit compresseurs pour le soutirage. Certains font l’objet d’une remise à neuf et un neuvième compresseur en est à l’étape de conception. Tous les compresseurs mobiles du parc finiront par être mis en service durant les travaux d’entretien planifié.

Les stations de compression pour le soutirage ne présentent que des avantages pour TransCanada. Elles contribuent en effet à réduire au minimum son empreinte environnementale, à améliorer la qualité de l’entretien des pipelines et contribuent à l’intégrité globale du réseau de TransCanada. Sans compter les économies de coûts.

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Nouvelles lignes directrices pour réduire les émissions de méthane

Le méthane, composant principal du gaz naturel, peut parfois s’échapper au niveau des stations de compression qui propulsent le gaz à travers le pipeline. Des émissions peuvent également se produire durant les activités d’exploitation et d’entretien quotidiennes et lors d’incidents ayant occasionné des dommages.

Le méthane possède un potentiel de réchauffement planétaire 25 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone et c’est pourquoi les membres de CEPA spécialisés dans l’exploitation de gazoducs s’efforcent de réduire leurs émissions de méthane. En fait, le groupe de travail sur les changements climatiques œuvre depuis plusieurs années à la création d’initiatives qui réduiront ces émissions de méthane dans toute l’industrie pipelinière.

En septembre 2016, le groupe de travail a publié un recueil des meilleures pratiques de gestion intitulé Fugitive Emissions at Natural Gas Transmission and Storage Facilities (émissions fugitives dans les installations de transport et de stockage de gaz naturel), pour fournir à l’industrie un ensemble de pratiques exemplaires, à savoir des innovations et des idées sur la façon d’atténuer et de réduire les fuites fugitives dans les installations de transport et de stockage de gaz naturel. Les pipelines de transport de gaz naturel et leurs installations connexes, dont les installations de stockage souterraines et celles de gaz naturel liquéfié exploitées par les sociétés pipelinières, sont responsables de 1,5 pour cent de toutes les émissions de méthane au Canada, un chiffre que ce guide vise à réduire encore davantage.

Il s’agit de la continuation d’un projet entamé en 2010 avec le Canadian Energy Partnership for Environmental Innovation. Le projet initial s’intéressait aux sources potentielles d’émissions fugitives de méthane provenant des installations de surface situées le long des réseaux de gazoducs. Les informations issues de ce programme ont servi de référence pour établir ces meilleures pratiques de gestion actuelles.

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Optimisation des pratiques et des innovations pour continuer à protéger les cours d’eau du Canada

Selon Environnement Canada, notre pays abrite plus de 8 500 fleuves et rivières et deux millions de lacs. C’est pourquoi, afin d’acheminer en toute sécurité l’énergie dont la population canadienne a besoin, les membres de CEPA mettent à contribution leur expertise en matière de sécurité, d’ingénierie et d’environnement pour exploiter sans danger les pipelines qui traversent les cours d’eau ou passent à proximité d’aquifères.

En 2016, les modifications apportées à la Loi sur les pêches, texte législatif fédéral, se sont attachées à la prévention de dommages sérieux à tout poisson ainsi qu’à la durabilité et à la productivité des pêches commerciales, récréatives et autochtones.

CEPA, l’Association canadienne des producteurs pétroliers et l’Association canadienne du gaz travaillent de concert pour mettre à jour le recueil de pratiques Pipeline Associated Watercourse Crossings (franchissements de cours d’eau de la Pipeline Associated) afin de refléter ces nouvelles modifications.

Ces lignes directrices fondées sur des données scientifiques aident les exploitants de pipelines à mieux comprendre et à partager leurs connaissances sur la meilleure façon de concevoir et de construire un pipeline à proximité d’un plan d’eau et de veiller à ce que les travaux de construction entraînent des effets minimes sur l’environnement, en particulier sur les pêches.

Avec la participation de Pêches et Océans Canada, d’organismes de réglementation, de biologistes, d’ingénieurs et d’autres spécialistes, ces lignes directrices analysent les divers facteurs dont les sociétés doivent tenir compte pour franchir un cours d’eau et suggèrent les meilleures mesures possibles. Elles contiennent également des outils conçus pour améliorer les procédures d’autoévaluation et les informations techniques.

La cinquième édition de ce document, qui doit paraître au cours de l’année 2017, reflète les plus récentes améliorations, innovations et pratiques exemplaires en matière de franchissement de cours d’eau.

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